Fin de Windows 10.
L'échéance que trop de PME romandes ignorent.
Le support de Windows 10 se termine, et le sursis gratuit arrive à échéance en octobre 2026. Pour une PME suisse, un poste qui ne reçoit plus de correctifs n'est pas seulement « vieux » — c'est une porte ouverte. Voici comment aborder l'échéance sereinement.
2026-09 · 7 MIN DE LECTURE
Microsoft a officiellement mis fin au support de Windows 10 le 14 octobre 2025. Un programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU) a prolongé le sursis — mais il arrive à échéance, et surtout, la Suisse ne bénéficie pas de la gratuité accordée à l'Espace économique européen. Concrètement : après octobre 2026, continuer sur Windows 10 sans ESU payant signifie ne plus recevoir aucun correctif de sécurité.
Le problème n'est pas théorique. Windows 10 équipe encore une proportion énorme des postes en entreprise, et un sondage sectoriel récent a montré qu'environ un tiers des PME n'ont aucun plan de migration — 14 % ignorant même que l'échéance existe. Les cybercriminels, eux, le savent parfaitement : un système qui ne sera plus jamais corrigé devient une cible privilégiée pour les rançongiciels exploitant des failles connues.
Ce que « fin de support » signifie réellement pour une PME
Trois conséquences concrètes, au-delà du simple inconfort :
- Risque de sécurité croissant. Chaque nouvelle faille découverte après la fin du support reste ouverte pour toujours. Le risque ne stagne pas — il augmente mois après mois.
- Perte de conformité. Faire tourner des systèmes non maintenus fragilise votre posture nLPD et vos certifications (ISO). Vos assureurs cyber peuvent aussi durcir leurs conditions, voire refuser une prise en charge.
- Coûts imprévus. ESU payant, dépannage d'urgence, et — si vous attendez la dernière minute — une migration précipitée bien plus chère qu'une transition planifiée.
Un poste qui ne reçoit plus de correctifs de sécurité n'est pas un vieux poste. C'est une vulnérabilité permanente, connectée à votre réseau, à vos données et à celles de vos clients.
Vos options, sans précipitation
Il n'y a pas de réponse unique — la bonne dépend de votre parc. Les voies réalistes :
- Migrer vers Windows 11 les postes compatibles. C'est la voie recommandée pour la majorité — mais Windows 11 exige un matériel récent (puce TPM 2.0, processeur compatible). Une partie de votre parc passera sans problème ; une autre non.
- Remplacer le matériel incompatible. Les postes trop anciens pour Windows 11 doivent être renouvelés — l'occasion de rationaliser et de standardiser plutôt que de subir.
- ESU payant en transition. Pour les postes qui ne peuvent pas migrer immédiatement, l'ESU offre un pont temporaire — à budgéter, non à considérer comme une solution durable.
- Repenser certains usages. Selon les cas, un poste léger, une solution cloud ou une virtualisation peuvent remplacer avantageusement une machine vieillissante.
L'approche que nous recommandons
La différence entre une migration sereine et une course contre la montre coûteuse tient à l'inventaire. Avant toute décision : savoir combien de postes tournent encore sous Windows 10, lesquels sont compatibles Windows 11, lesquels doivent être remplacés, et dans quel ordre — en commençant par les machines les plus exposées. Fait à froid, c'est un plan sur quelques semaines. Improvisé après l'échéance, c'est un risque de sécurité et une facture gonflée.
Pour les PME, communes et fondations romandes que nous accompagnons, nous établissons cet inventaire, priorisons par risque et compatibilité, et pilotons la migration poste par poste — sans interrompre votre activité, et sans laisser une seule machine non protégée connectée à votre réseau.
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