Quand une commune ou une PME romande est frappée.
Le plan de réaction.
En 2026, les cyberattaques ont cessé d'être une menace lointaine pour la Suisse romande : des communes valaisannes aux réseaux de santé, elles frappent des organisations qui se croyaient trop petites ou trop locales pour intéresser qui que ce soit.
2026-09 · 8 MIN DE LECTURE
L'année a été brutale et locale. La commune valaisanne de Vétroz a vu son administration entièrement paralysée — « l'administration ne tourne plus », a reconnu son président. Quelques mois plus tard, la messagerie du secrétariat communal de Martigny-Combe était compromise et servait à envoyer des messages frauduleux à ses contacts. Et le Réseau Radiologique Romand a été chiffré par rançongiciel pour la deuxième fois en douze mois, perturbant des examens de patients dans toute la Suisse romande.
Le point commun ? Aucune de ces organisations n'est un géant. Ce sont exactement le type de structures — communes, PME, cabinets, réseaux de santé — qui composent le tissu romand. Sur l'ensemble de 2025, l'OFCS a reçu près de 65 000 signalements de cyberattaques ; en 2026, les incidents signalés ont bondi d'environ un tiers, et les attaques par rançongiciel contre les PME ont augmenté de plus de moitié. La question n'est plus « est-ce que cela peut nous arriver », mais « serons-nous prêts quand cela arrivera ».
Avant l'attaque : les quatre fondations qui changent tout
La différence entre un incident maîtrisé et une paralysie de plusieurs semaines se joue presque entièrement avant l'attaque :
- Des sauvegardes hors-ligne et testées. Un rançongiciel cherche et chiffre aussi vos sauvegardes connectées. Une sauvegarde qui n'est pas isolée — et dont la restauration n'a jamais été testée — n'est pas une sauvegarde, c'est un espoir.
- Le MFA sur chaque compte, sans exception. La majorité des intrusions commencent par un identifiant volé ou réutilisé. Le MFA reste la mesure la plus rentable pour fermer cette porte.
- Une détection qui veille la nuit. Vétroz et les autres n'ont pas été attaquées à 10h un mardi. Un EDR sur chaque poste et une surveillance SOC réduisent le délai entre l'intrusion et sa découverte — souvent de plusieurs semaines à quelques minutes.
- Un plan de réaction écrit. Qui décide de déconnecter le réseau ? Qui prévient l'OFCS et le PFPDT, et dans quel délai ? Qui parle aux médias, aux administrés, aux patients ? Décidé à froid, ce plan tient en deux pages. Improvisé pendant la crise, il coûte des jours.
Pendant l'attaque : les premières heures
Si l'attaque a lieu, l'ordre des gestes compte. Isoler les systèmes touchés pour stopper la propagation, sans tout éteindre (des preuves forensiques vivent en mémoire). Ne pas payer précipitamment : la position de l'OFCS et des experts est claire — payer la rançon ne garantit rien et alimente le modèle criminel. Documenter l'incident dès la première heure. Et signaler : selon votre nature, l'obligation LSI de 24 heures et/ou la notification nLPD au PFPDT s'appliquent.
Vétroz, Martigny-Combe, le Réseau Radiologique Romand : le point commun n'est pas la taille ni le secteur. C'est qu'aucune de ces attaques n'a été empêchée par de la chance. Elles ont été subies parce que la préparation manquait, ou maîtrisées parce qu'elle était là.
Ce que nous faisons pour les organisations romandes
InterHyve accompagne précisément ces structures depuis Genève : PME, communes, fondations et administrations de l'Arc lémanique. Concrètement, cela veut dire mettre en place les quatre fondations ci-dessus, surveiller votre environnement 24/7 depuis notre SOC genevois, et tenir avec vous le plan de réaction — pour que le jour où une attaque survient, vous sachiez exactement quoi faire, et que quelqu'un veille déjà à vos côtés.
Réserver un audit gratuitSeriez-vous prêt si l'attaque tombait cette nuit ?
Notre audit gratuit vérifie vos sauvegardes, votre MFA, votre détection et votre plan de réaction — et vous montre exactement où vous êtes exposé.